Henri Terres

Sculpteur - Ecrivain

Livres

La vertu paradoxale de la lecture est de nous abstraire du monde pour lui trouver un sens.

Daniel Pennac

Vous pouvez faire l’acquisition des livres en cliquant sur leur couverture ou directement à la Galerie 113,  36, avenue frédéric Mistral à 11400 Castelnaudary.

Portraits à la pointe sèche et à l’eau-forte (2020)

Ce recueil de nouvelles met en compétition deux modes narratifs, « Les Pointes sèches » et les « Eaux-Fortes », les premiers étant nourris par une observation objective d’ahurissants personnages que l’auteur a fréquentés ; les seconds par les rêveries toutes subjectives que lui a inspirées de temps en temps le recul nécessaire devant les excès de la réalité ordinaire…

L’été à l’ombre des platanes coupés (2020)

Dans la touffeur de l’été qui suit Mai 68, deux jeunes adultes, une sœur et un frère qui ne se sont pas vus depuis des années, débarquent à l’improviste, sans s’être concertés, dans la maison de famille au pied de la Montagne noire. Leurs parents l’ont désertée depuis plus d’une semaine sans explication ou presque, et restent injoignables. Les deux enfants prodigues, tout en réinvestissant leur lieu de naissance, vont tenter de renouer des liens qu’ils ont laissés se distendre entre eux, tout en se préoccupant du sort de plus en plus angoissant de leurs géniteurs. De confidence volubile en confession tronquée, émaillées de mensonges et de non-dits, ils s’affrontent vite dans un huis clos en pleine campagne, le cadet un peu crâneur jouant le rôle du chat, et sa sœur trop crédule celui de la souris, jusqu’à ce qu’émerge insensiblement une vérité aussi fractionnée qu’indicible…

La fille au bord du canal (2018)

Dans le bunker luxueux qu’il a fait construire sur le bord du canal du Midi, un exilé russe de la Nomenklatura, au passé trouble, coule une existence discrète au milieu de ses plantes et de ses arbres rares, lorsqu’une visiteuse étrange vient perturber sa tranquillité, juste avant de disparaître dans des conditions rocambolesques. Dans la foulée, une demande de reconnaissance en paternité inattendue, venue de Moscou, lui est transmise par l’intermédiaire d’une détective locale, Louisa Patafix. Il l’entraîne malgré elle sur le versant moins reluisant de sa double vie : celle d’un trafiquant d’antiquités issues des guerres du Moyen-Orient. Séduite par le charme inquiétant de ce baroudeur, en prise aux règlements de comptes d’un de ses concurrents jaloux, celle-ci l’aide à parer les pires coups que des mercenaires sous contrat et sans états d’âme tentent contre lui, dans le cadre rustique et lénifiant des paysages de la Piège. Jusqu’à tomber elle-même dans cette spirale mortifère, où sa pugnacité, ses élans amoureux et son humour seront mis à rude épreuve.

Joaquim et le taureau (2017)

La vie ordinaire dépasse les fictions les plus travaillées, et l’autobiographie bien conduite, avec un regard attentif, sélectif, propice à l’écriture de la nouvelle, l’emporte sur l’autofiction. Ici, la quête du bonheur est en question, parce qu’elle néglige souvent ce que l’on a à portée de main et que l’on n’a pas su voir. Ainsi, pour relancer sa créativité de peintre un peu en panne, Joaquim s’est-il mis en tête de trouver un taureau pour lui servir de modèle. Non pas un taureau de corrida, mais la bête fantasmatique qui hante l’homme depuis Lascaux. Et il va avoir un mal fou à la dénicher, alors qu’à deux pas de chez lui… Et comme Joaquim, d’autres personnages de la vraie vie cherchent dans ce recueil un sens à leur existence, alors qu’il leur crève les yeux.

Combien de jours avant l’hiver ? (2017)

Ce récit n’est pas une fiction, mais un carnet de route en prise sur le réel : à l’occasion d’un retour en Algérie en 1985, plus de vingt ans après son indépendance, en compagnie du scénariste Jacques Fiechi, son ami d’enfance au Lycée d’Oran, le narrateur accepte avec un peu de réticence que se joigne à eux le futur cinéaste des Nuits Fauves , Cyril Collard. Une belle amitié va pourtant naître, qui connaitra des épisodes plutôt cocasses durant cette virée, ainsi que par la suite. Mais l’irruption de la maladie qui emportera Cyril Collard a entraîné un mensonge pieux, compassionnel , de l’auteur, dont les conséquences vont se révéler peu à peu désastreuses… Éléments biographiques Henri Terres est né à Oran en 1948. Médecin, il a également fait du journalisme de cinéma (Revue Cinématographe) de 1984 à 1986, et beaucoup de sculptures sur métal de récupération, en bronze et en céramique. Il participe au fonctionnement de la Galerie 113 (art contemporain) à Castelnaudary (Aude).

Les ciels changeants du Lauragais (2016)

Louisa Patafix, après un héritage inespéré, décide à cinquante ans de changer de vie : avec sa fortune toute neuve, elle ouvre une agence de détective à Castelnaudary, dont elle n’attend rien d’autre que d’assumer un rêve de petite fille, et aide sa sœur à ouvrir dans la même ville une galerie d’Art Contemporain : ce qui est un pari tout aussi dingue et risqué. Les deux sœurs sont confrontées aux changements de société liés à l’Islamisation rapide de la France profonde, et aux rapports délicats avec les artistes et les collectionneurs, dans une tranche de vie alternant dans un mélange intime comédie débridée et tragédies du quotidien.

Les insurgés de l’Indus. (2015)

Le maire d’un gros bourg du Sud-Ouest, ivre de son image et de sa toute puissance dérape dans son administration. Sa folie des grandeurs et son orgueil le poussent à tuer qui lui résiste, et une petite bande d’opposants irréductibles tente de barrer sa route meurtrière.

La salle d’attente (2014)

Quelques instants volés dans le quotidien des personnages de ce recueil, tous réels, ont suffi à faire basculer leur vie ou à modifier de façon radicale leur rapport aux autres. Le principe de la nouvelle est d’isoler ces moments décisifs, pour jeter un éclairage inattendu mais significatif sur ces existences croisées par hasard.

Ces textes ont été inspirés par des histoires vraies, que l’auteur a réécrites pour brouiller juste un peu les pistes, avec une acuité partagée entre l’ironie et la bienveillance. A défaut d’en donner les clefs, il nous renvoie à nos similitudes avec leurs héros.

Un dimanche dans la vie de Sally (2014)

La nouvelle est la forme littéraire la plus exigeante car dans sa briéveté, elle est tenue de saisir la globalité d’une histoire, sans digression superflue, avec une proposition de départ, et une chute qui la légitime : entre les deux, l’évocation assez précise du particulier pour approcher l’universel.

Dans ce recueil, autant de zooms inattendus sur de vrais héros de la vie ordinaire, observés dans la bourgeoisie cossue ou parmi les gens les plus humbles, avec une curiosité tendre et ironique.

La mort en deux clics (2013)

Une femme pendait dans le vide, depuis le premier étage, retenue par le cou à la rampe de fer forgé. Elle tournait très lentement au dessus de Julien, en oscillant comme un lustre bizarre, et seul un de ses pieds, le talon nu, portait encore un élégant trotteur, à demi enfilé. En se rapprochant d’elle, elle ne lui parut pas en très grande forme, et la vilaine langue qu’elle lui tirait n’était pas plus engageante. Son premier réflexe fut de se ruer dans l’escalier pour aller la décrocher. A l’évidence, ce n’était pas un suicide.

Bûchers en sous-sol (Collectif – 2013)

Narbonne, automne 2020

– C’est arrivé quand ?

– Vers deux heures, Patron. Un noctambule qui récupérait son véhicule au quatrième sous-sol nous a appelés avec son portable. La voiture brûlait à côté de la sienne… Un feu d’enfer ! Avec son macchabée au volant. Enfin, si on peut appeler ça un macchabée… ! Il reste de lui aussi peu que des cinq autres ! A peine de quoi remplir une urne, en bourrant un peu… On a l’habitude, maintenant. Rien d’identifiable à première vue… Même les dents… Cette fois-ci, le crâne est presque fondu. On n’a retrouvé que sa calotte, qui repose sur les fémurs… vous imaginez ? Et entre les deux, plus rien…

– Un de plus sur cette foutue liste ? Ça ne fait aucun doute pour vous, n’est-ce pas ?

– Quand vous aurez vu le désastre, vous ne vous poserez même plus la question…

Dix auteurs pour un seul livre. Chaque auteur reprenant la suite du précédent sans savoir par avance le déroulé de l’histoire.

Les meilleures intentions (2012)

Douze nouvelles grinçantes, émouvantes ou cocasses sur ces aléas imprévus qui sanctionnent les meilleures intentions.

La collision imprévue d’Albert Camus et d’une comète blonde en 1936 (2012)

Ce roman picaresque, baroque et parodique, est avant tout un vibrant hommage au cinéma populaire d’Almodovar et à ses actrices : échevelé et haut en couleurs, il évoque les amours contrariées et l’extravagante fuite en avant d’une star de l’écran ibérique des années Trente, qui aurait pu être la fille de Tintin et de Scarlett O’Hara.

S’imaginant accusée d’un meurtre qu’elle n’a pas commis, elle déserte les studios madrilènes et se laisse peu à peu rattraper et malmener par la grande Histoire, qui, des horreurs de la guerre d’Espagne aux affres du Front Populaire, l’expédiera dans les bras du jeune Albert Camus en Algérie.

Derrière elle s’agite et se disloque, comme la queue d’une comète, le petit monde déjanté et attachant qu’elle a entrainé dans son sillage : le secrétaire loufoque qu’elle martyrise avec application, des femmes de chambre insatisfaites et prêtes à faire la grève de leur personnage, des pirates cruels improvisés, un bibliothécaire rêveur passé à la marine marchande, un Phalangiste fanatisé… et un fantôme récalcitrant !

La mauvaise herbe (2011)

Prise entre la guerre des cliniques et ses remords de mère trop occupée, une cardiologue excentrique tente de remettre un peu d’ordre dans les écarts de conduite de son fils, adolescent en crise très attiré par des fréquentations dangereuses.

Vernissage à haut risque (2010)

– C’est bien d’elle, ça… ! Des menaces, des énigmes… Du flou, toujours du flou, sur le grand air du définitif ! Vous ne vous êtes jamais inquiété de ce qu’elle a d’un peu « spécial » ?

– Pour ne rien vous cacher, je suis tombé sous le charme au premier coup d’œil… Ça fausse un peu le jugement. Mais ce qui était hors normes chez elle ne m’a jamais intrigué : j’y voyais seulement la confirmation d’un tempérament d’artiste. Un brin d’extravagance n’a rien de criminel…

– Elizabeth, si… ! 

Un enfant si prometteur

Certains êtres naissent avec des dons si exceptionnels qu’ils ne peuvent susciter que l’admiration ou la jalousie.
Dès le berceau, on s’attendrait à ce qu’avec ces facilités tombées du ciel, leur vie ne puisse être qu’un conte de fées. Mais très vite, leurs qualités rares deviennent des différences mal acceptées : elles les isolent et fragilisent leur affectivité, transformant leur rapport au monde en parcours du combattant, et leur rapport aux autres en incompréhension réciproque. C’est le cas du petit Mathias, dont on peut suivre ici les jeunes années, compliquées par des éléments souvent dramatiques.

Figures imposées (2023)

Laurent Giral, un médecin de province de 36 ans, avait tout pour lui, sauf une vie amoureuse épanouissante. Lors d’un vernissage mondain, il s’immergea dans un monde inconnu, en quête d’une nouvelle compagne, mais ses relations furent tumultueuses. Cherchant à s’intégrer dans la société aisée, il expérimenta des relations compliquées. Finalement, il réalisa que ses aspirations ne correspondaient pas à sa véritable nature, et c’est d’une source inattendue que vint la solution à son mal-être, apportant un soupçon de suspense à son histoire.

© 2026 Henri Terres

Thème par Anders Norén